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Frais de ticket-restaurant : le coût pour l’entreprise, les salariés et les restaurateurs

En France, des millions de tickets-restaurant sont distribués chaque année. Ils sont un avantage apprécié par de nombreux salariés, qui peuvent ainsi financer une partie, voire la totalité de leur repas tout au long de l’année civile (hors dimanches et jours fériés). Pour les entreprises, le financement des titres bénéficie d’une exonération de cotisations sous certaines conditions fixées par l’Urssaf. Cependant, cet avantage n’est pas sans coût : outre la participation patronale, les frais liés aux tickets incluent des charges sociales et fiscales, ainsi que des commissions appliquées par les émetteurs. Du côté des restaurateurs et commerçants, accepter ces titres implique des frais supplémentaires plus ou moins élevés selon l’émetteur. Supervisés par la Commission nationale des titres-restaurant, ces titres sont également soumis à des règles strictes. Keobiz vous détaille les différents frais du ticket-restaurant, son fonctionnement et les astuces pour réduire le coût du ticket-restaurant, tant pour l’employeur que pour le restaurateur.

En résumé :
  • Le titre-restaurant est un avantage social offert aux salariés, sous conditions.

  • Entre les frais de commission du ticket-restaurant, la participation patronale et la participation salariale, son coût représente un investissement non négligeable.

  • Que vous soyez employeur, commerçant ou restaurateur, il existe toutefois des astuces qui vous permettent de réduire les frais de ticket-restaurant !

Quelle est la réglementation du ticket-restaurant ?

Les tickets-restaurant sont un avantage social accordé sur une base égalitaire à l’ensemble des salariés (même en télétravail) : apprentis, intérimaires, stagiaires, en CDI, en CDD, à temps complet ou partiel. La seule condition d’attribution est qu’ils bénéficient d’une pause déjeuner dans leur journée de travail.

Cependant, certains salariés ne peuvent pas en bénéficier :

  • Ceux en absence pour arrêt maladie, congés payés ou accident du travail.
  • Les salariés à temps partiel dont la journée se termine avant ou commence après la pause repas.

L’employeur n’a aucune obligation légale de fournir des tickets-restaurant. Par contre, lorsqu’ils sont mis en place, leur utilisation est encadrée par des règles définies par l’autorité compétente, à savoir la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR) :

  • Les titres sont nominatifs.
  • Ils sont valables uniquement pour l’achat de repas ou de produits alimentaires consommables immédiatement (fruits, sandwichs, plats préparés, etc.).
  • Ils ne peuvent pas être utilisés les dimanches et jours fériés, sauf pour les salariés travaillant ces jours-là.
  • La valeur faciale des titres est librement fixée par l’employeur.
  • L’attribution des titres se fait selon le nombre de jours travaillés dans l’année civile.
  • L’employeur finance une partie du prix des tickets restaurants, laquelle est exonérée de cotisations sociales dans la limite fixée par l’Urssaf.
  • Pour le salarié, le plafond journalier d’utilisation des titres-restaurant est fixé à 25 euros.
Bon à savoir :

Le ticket resto et la note de frais sont deux dispositifs qui bénéficient chacun d’exonération patronale. Selon la réglementation de la Commission nationale des titres-restaurants et du Code du travail, ils ne sont pas cumulables.

Tickets-restaurant : format et fonctionnement

Si l’usage des tickets-restaurant est largement répandu, il est important de bien comprendre leur fonctionnement et les différents formats pour minimiser les charges.

Les différents formats du titre-restaurant

Les tickets restaurants existent sous deux formats :

  • Le format papier (chéquier), traditionnel et encore largement utilisé. Il impose aux restaurateurs et commerçants de collecter les titres physiques et de les envoyer pour remboursement. Pour les salariés, ils ne donnent lieu à aucun rendu de monnaie.
  • Le format carte à puce, qui fonctionne comme une carte bancaire et simplifie les transactions. Ce format, aussi accessible via une application mobile, est de plus en plus adopté car il limite les risques de fraude et accélère le remboursement. Il permet par ailleurs de payer ses achats au centime près.
Bon à savoir :

À partir de 2026, le format papier des tickets-restaurant disparaîtra définitivement, laissant place à un système 100 % dématérialisé. Cette évolution s’inscrit dans un mouvement global de digitalisation des documents d’entreprise, encouragé par les réformes administratives et les exigences de l’Urssaf. Si certains documents restent encore autorisés en format papier (comme le registre du personnel), l’employeur doit progressivement s’adapter à ces nouvelles obligations en optant pour des solutions numériques, dont l’utilisation d’un coffre-fort électronique pour garantir leur conservation et leur sécurité.

Le fonctionnement des titres-restaurant

Le processus d’utilisation des tickets-restaurant suit plusieurs étapes :

  • L’employeur choisit une société émettrice agréée par la CNTR : Edenred France, Bimpli-Swile, Pluxee France, UpCoop, etc.
  • Il définit la valeur faciale du titre et la participation patronale.
  • Il distribue les tickets aux salariés.
  • Les salariés les utilisent dans les restaurants et commerces qui possèdent l’agrément de la société émettrice.
  • Les commerçants envoient les titres aux sociétés émettrices pour remboursement.
  • Selon le format adopté, les commerçants devront payer des frais de commission différents.

Comparaison des frais de ticket-restaurant selon les acteurs

La mise en place des tickets-restaurant implique des coûts pour chacun des acteurs du système. Voici comment ces coûts se répartissent pour le restaurateur et le commerçant, l’employeur et le salarié.

Les frais de ticket-restaurant pour les restaurateurs et commerçants

À chaque transaction par titre-restaurant, les sociétés émettrices prélèvent une commission, généralement comprise entre 3 et 5 % du montant encaissé.

Ces commissions varient selon plusieurs critères :

  • Le format du ticket : les titres papier impliquent des frais de gestion plus élevés que les cartes dématérialisées.
  • L’émetteur choisi : chaque prestataire applique ses propres conditions tarifaires.
  • Le volume de transactions : certains émetteurs proposent des conditions plus avantageuses aux commerçants réalisant un fort volume de paiements en titres-restaurant.
  • Le délai de remboursement : le taux appliqué varie selon les délais demandés.

En plus de la commission, des frais fixes peuvent être appliqués, sans oublier le coût de l’envoi postal des titres papier, ainsi que les frais bancaires et ceux du terminal bancaire pour les titres dématérialisés.

L’acceptation des tickets-restaurant étant facultative, de nombreux restaurateurs hésitent, à juste titre, à les proposer. Pourtant, ils représentent un levier stratégique, offrant à la fois une meilleure visibilité et l’opportunité d’attirer une clientèle plus large.

Le coût du ticket-restaurant pour les employeurs

L’employeur finance une participation patronale comprise entre 50 et 60 % du titre. Cette contribution bénéficie d’une exonération de cotisations sociales si elle respecte les plafonds définis par l’Urssaf. En 2025, l’exonération de cotisations sociales s’applique jusqu’à 7,26 € par titre, soit une valeur faciale comprise entre 12,10 € et 14,52 € pour bénéficier de l’exonération maximale.

Outre la participation patronale, d’autres coûts viennent s’ajouter, tels que les frais de gestion des tickets facturés par l’émetteur et le suivi administratif (commande, distribution et contrôle des titres).

Bon à savoir :

De nombreux avantages salariaux et aides de l’État bénéficient d’exonération de cotisations sociales auprès de l’Urssaf, comme le remboursement des frais kilométriques des employés (selon un barème kilométrique), l’Acre, le paiement d’un salaire inférieur à 1,6 SMIC, etc. Par contre, l’absence de déclarations des cotisations sociales à l’Urssaf peut avoir de lourdes conséquences. Considéré comme du travail dissimulé, l’employeur s’expose alors à des redressements fiscaux, des pénalités financières et des sanctions pénales, voire une interdiction d’exercer. Pour vous aider à gérer efficacement vos titres-restaurant, faites appel aux experts-comptables Keobiz !

Le coût du ticket-restaurant pour les salariés

Pour les salariés, les tickets-restaurant sont un avantage non négligeable, mais ils ne sont pas gratuits. Ils doivent financer entre 40 à 50 % de sa valeur faciale. Par exemple : si un titre a une valeur de 10 €, la part prélevée sur son salaire sera comprise entre 4 et 5 €.

Bon à savoir :

Les salariés peuvent déduire une partie des dépenses de repas de leur impôt sur le revenu s’ils choisissent de déclarer leurs frais réels. Par contre, ils doivent déduire la participation de l’employeur du montant total des frais de repas et soustraire la valeur d’un repas pris au domicile. Si le mécanisme permet d’optimiser la charge fiscale du salarié, il est important de bien calculer la part réellement prise en charge par ses propres moyens pour vérifier que ce soit plus avantageux que l’abattement forfaitaire.

Employeurs et restaurateurs : les astuces pour éviter les frais excessifs

Les frais liés aux tickets restaurants peuvent rapidement peser sur la rentabilité des entreprises et des commerçants. Heureusement, il existe plusieurs stratégies pour limiter ces coûts et optimiser leur gestion.

  • Comparer les offres des émetteurs : chaque émetteur de tickets-restaurant applique ses propres conditions tarifaires. Comparez les taux de commission, les délais de remboursement et les frais annexes (adhésion, gestion des cartes, etc.).
  • Privilégier la dématérialisation dès maintenant, car elle offre plusieurs avantages : moins de frais administratifs, un remboursement plus rapide pour les commerçants, et une gestion simplifiée pour les employeurs et les salariés.
  • Négocier les frais avec les émetteurs : si vous avez un fort volume de transactions en tickets-restaurant, n’hésitez pas à négocier les commissions avec certains émetteurs.
  • Encourager le paiement mixte : pour réduire la part des commissions, incitez les clients à compléter leur paiement par carte bancaire ou espèces.

Si les tickets-restaurant sont un avantage social indéniable pour les salariés, leur coût pour l’employeur et le restaurateur peut vite devenir un frein. Si vous souhaitez offrir ce service à vos clients et employés, il existe fort heureusement des solutions pour réduire ces coûts et améliorer leur gestion. Keobiz, cabinet d’expertise comptable, est à votre côté pour optimiser la gestion de vos titres et assurer la conformité de vos déclarations fiscales. Ne laissez pas les frais de tickets-restaurant peser sur votre rentabilité. Contactez dès aujourd’hui Keobiz pour un accompagnement personnalisé, et optimisez vos charges en toute sérénité !

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FAQ
Est-ce que les tickets-restaurant font partie du salaire ?

Non, les tickets-restaurant ne sont pas assimilés à un salaire. S’ils constituent un avantage social, ils ne peuvent pas être convertis en argent et doivent être utilisés exclusivement pour l’achat de repas.

Est-ce avantageux de prendre les tickets-restaurant ?

Oui, pour les salariés, les tickets-restaurant permettent de financer une partie des repas grâce à la participation patronale. Pour les employeurs, ils constituent un avantage fiscal intéressant et permettent de fidéliser leurs employés. Quant aux restaurateurs, ils permettent d’attirer plus de clients.

Pourquoi les restaurateurs refusent les tickets-restaurant ?

Certains restaurateurs refusent les tickets-restaurant à cause des commissions élevées appliquées par les émetteurs. D’autres préfèrent limiter leur acceptation aux cartes dématérialisées pour éviter les lourdeurs administratives des titres papier. Sans oublier les délais de remboursement qui peuvent être un frein pour certains établissements ayant besoin de trésorerie immédiate.

Sources :

Ce qu’il faut savoir sur les titres-restaurant en tant que salarié
Présentation de la Commission nationale des titres-restaurant
Titres-restaurant : augmentation du plafond d’exonération